Avec L'Air de Paris sorti en 1954 Marcel Carné le chantre durant l'Entre-Deux guerres du Réalisme Poétique range celui-ci définitivement au placard. Pourtant dans ce scénario il y a des similitudes avec le Réalisme poétique puisque l'intrigue se déroule dans un milieu humble, avec des braves parisiens se débattant avec la vie. Mais clairement Carné fait plus du Allégret que du Carné en nous racontant la rencontre fortuite entre un vieux directeur d'une salle de boxe et un jeune homme miséreux ancien boxeur. On voit plus ou moins ou le récit va nous mener, ça fait très américain comme sujet avec le vieux qui veut vivre son rêve de gloire par procuration et le gamin difficile en quête de filiation. La mise en scène n'a pas le charme photographique d'Avant-guerre, c'est très académiquement filmé. Jean Gabin, Arletty sont bien mais par contre plus compliqué pour Lesaffre dans le rôle du jeune boxeur qui en fait des caisses pour paraître maudit.