Si une bonne moitié (aller un bon tiers...) de la filmographie de Craven est devenue culte aujourd'hui, certains de ses films sont pourtant restés dans les oubliettes de l'industrie cinématographie et notamment « l'Amie mortelle » avec le mignon petit robot B.B qui ne porte lui aussi rien d'autre qu'un peu d'essence de Guerlain.
Dans la même ligné que Freddy, l'Amie mortelle détient ce charme désuet et kitch des années 80, période durant laquelle il était encore vraisemblable qu'un gamin puisse concevoir un robot doté d'une intelligence artificielle qui ferait passer les sondes de la NASA pour des boîtes de conserve. Rien que la scène où BB (bii bii) joue au basket avec ses nouveaux camarades et notamment la jolie voisine abusée par son père (lool) le film mérite donc la moyenne.
Ce rajoute à ça 2 ou 3 scènes beaucoup trop gore pour un film qui semble être destiné à des enfants de 12 à 14 ans, qui valent bien un point chacune et notamment une scène plutôt epic d'explosion crânienne au ballon de basket.
On complète tout ça évidemment par l'histoire en elle-même, sorte de mythe de Frankenstein revisité (on est bien sûr plus proche du Frankenhooker de Henenlotter que de Mary Shelley) totalement improbable, des clichés à la pelle, une musique de fin répétant en boucle le nom du robot sur fond de synthé et une actrice tentant d'imiter vaguement les mouvements d'un robot.
Au final est-ce que l'Amie mortelle est un film sous-estimé ? peut être pas en fait, mais il mérite malgré ses défauts de sortir de l'ombre sans honte et de s'imposer fièrement à côté de Scream ou La Dernière Maison sur la gauche.