Plus jamais je ne pourrai regarder Beigbeder de la même façon. Pourtant je l’aimais bien, il est sympathique dans l’émission du Cercle sur Canal… Mais là, franchement, rarement un film ne m’aura autant énervée. Comment est-ce qu’un film, qui se veut une réflexion sophistiquée sur l’amour, son imposture et ses déceptions, peut être rempli de tant de clichés et de personnages détestables ??

Le personnage principal est un con pathétique qui mériterait bien de finir sa vie tel un vieux beauf sirotant sa vodka dans une chaussure! Il passe son temps à chouiner, à se plaindre, à faire sa pauvre victime, avec son bouquin merdique issu de pleurnicheries dignes d’un gamin de 15 ans qui aurait découvert que sa petite amie préfère le beau gosse du lycée. C’est franchement insupportable. Il est prétentieux, et ce n’est pas sa passion pour la magnifique BO de l’affaire Thomas Crown qui va me le rendre sympathique.

Toute son histoire est un mélange de discussions irréalistes et de clichés pathétiques, joués par des personnages assez imbuvables. La dérision n’est pas une excuse pour nous infliger ça.

Il y a peut-être une scène qui résume assez ce que je pense du film, et c’est la mère du pleurnichard qu’il faudra remercier : elle traite son fils de couille molle et réclame de vrais mecs! Et c’est exactement ça, parce que si cette histoire est tirée de la propre expérience de Beigbeder, alors c’est assez inquiétant de voir qu’un homme qui se dit bourgeois cultivé, écrivain et chroniqueur, ait mis autant de temps à se débarrasser de ses idées puériles sur l’amour. Je dirais même plus que c’est assez prétentieux de vouloir théoriser sur l’amour, surtout quand on se permet de faire un final façon rom com, où la fille prend l’avion et court jusqu’à perdre haleine pour rejoindre le mec. C’est à ce moment là que ma sœur a lâché son « Oh non pitié !!! » plus qu’approprié, et elle a 16 ans, pas 35. Les comédies romantiques sont peut-être nunuches, mais au moins elles ne cherchent pas à péter plus haut que leur cul.
Melly
2
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Vus en 2013 - Devoir de mémoire personnel

Créée

le 7 févr. 2013

Critique lue 1.9K fois

Melly

Écrit par

Critique lue 1.9K fois

29
6

D'autres avis sur L'amour dure trois ans

L'amour dure trois ans

L'amour dure trois ans

2

Melly

135 critiques

"Oh non pitié!!"

Plus jamais je ne pourrai regarder Beigbeder de la même façon. Pourtant je l’aimais bien, il est sympathique dans l’émission du Cercle sur Canal… Mais là, franchement, rarement un film ne m’aura...

le 7 févr. 2013

L'amour dure trois ans

L'amour dure trois ans

2

Dipian

74 critiques

FLASH INFO SECTE : Le grand CANAL a encore frappé !

Ce film est une horreur et met en exergue cette nomenclatura parisienne et "canalplusienne" qui commence à sérieusement polluer nos écrans, nos oreilles et surtout nos cerveaux. Un film parisien pour...

le 20 janv. 2012

L'amour dure trois ans

L'amour dure trois ans

1

Endless_

57 critiques

Une comédie profondément dramatique

L'amour résumé à une partie de jambes en l'air répétée à l'infini. Qu'y a t-il d'heureux à se rendre compte que l'amour peut durer plus de 3 ans quand celui-ci est assimilé au vide intersidéral...

le 7 sept. 2014

Du même critique

Les Suffragettes

Les Suffragettes

7

Melly

135 critiques

Le féminisme n'est pas un gros mot

Ce qui est amusant, et surtout triste, en ces temps de renaissance des questionnements féministes, c’est de voir les journalistes demander aux actrices si elles le sont, féministes. Peut-être que je...

le 22 nov. 2015

Royal Affair

Royal Affair

8

Melly

135 critiques

Mikkel Boe film!

Histoire véridique de Johann Struensee, médecin et ami du roi fou Christian VII de Danemark, qui deviendra l’amant de la reine Caroline Mathilde et usera de son influence peu à peu grandissante pour...

le 25 nov. 2012

Indiscrétions

Indiscrétions

10

Melly

135 critiques

Les Dieux sont morts 2.0

J’ai décidé de réécrire cette critique parce que, rédigée il y a longtemps, je trouve qu’elle ne reflétait pas vraiment la raison de mon amour pour ce film. Quand je repense à Indiscrétions, ce qui...

le 21 févr. 2011