3
289 critiques
L'amour louf
L'Amour Ouf restera avant tout un bon souvenir de projection en salle puisque j'étais accompagnée de ma maman qui était adolescente lors des années 1980 et qui avait envie de replonger dans sa...
le 19 oct. 2024
Le combo super-budget (35 millions d’euros) et matraquage publicitaire massif n’augurait pourtant rien de bon.
Dans le prolongement des mega productions françaises (comme le dernier Astérix dans lequel Gilles Lelouche fait l’acteur, tiens donc), l’Amour Ouf n’échappe pas à la règle des films dont le succès est annoncé avant même leur sortie et peut d’ores et déjà être classé dans la catégorie « montagne qui accouche d’une souris ».
Gilles Lellouche le ringard voulait une histoire d’amour à l’ancienne. Il a réalisé une histoire d’amour CLICHÉ à l’ancienne.
Tous les ingrédients sont réunis : la fille de bonne famille qui tombe sous le charme du caïd du quartier, la scène d’amour d’adolescents derrière une dune sur la plage, la redemption du malfrat une fois sorti de prison, le happy ending.
Loin du drame romantique nouvelle génération que l’équipe du tournage (et certains critiques complaisants) essaient de nous faire croire, ce film a tout du flop un peu kitsch.
Ce « Bonnie and Clyde à la française », comme d’aucuns aiment à l’appeler (le ridicule ne tue pas), ne s’inscrit absolument pas dans l’ère du temps. La prétendue modernité du film ne repose sur rien d’autre que sur certaines répliques au ton familier/argotique des personnages principaux, et à quelques scènes de bagarre. Gilou a vraisemblablement tout misé sur Adèle Exarchopoulos et sa gouaille pour tirer son film de sa mièvrerie, malheureusement ça ne sera pas suffisant, l’Amour Ouf restant terriblement cucul-la-praline.
L’histoire d’amour à proprement parler ne mérite pas que l’on s’attarde dessus tant elle est prévisible. Une fois la bande annonce vue, on a tout vu. Un enfant de 5 ans pourrait prédire l’histoire…
L’on aurait presque envie de plus s’attarder sur la relation père-fille, qui semble bien plus intéressante à analyser que la relation amoureuse entre Clotaire et Jackie.
On ne reprochera pas à un drame de ne pas faire rire, mais au vu du casting et du coté gnan-gnan de l’histoire, une touche d’humour n’aurait pas fait tache surtout au vu du casting ! (Quelques répliques d’Alain Chabat prêtent à sourire mais c’est tout).
Les dialogues sont assez plats et téléphonés ce qui fait très peu avancer les personnages et l’histoire. Certaines scènes sont redondantes entre elles, ce qui donne au spectateur le sentiment très désagréable de vouloir sauter la scène ou de la regarder en accéléré. Deux scènes se distinguent cependant et sont à retenir : la scène entre Jackie est son père lorsqu´elle décide de quitter son mari, la scène de fin entre Jackie et le directeur du supermarché.
Un mot sur les acteurs : Quenard fait du Quenard, Adèle fait du Adèle, Zadi fait du Zadi, Chabat fait du Chabat. Seul Francois Civil a un rôle qui change un peu de son registre habituel. Mention spéciale à Vincent Lacoste.
Au rang des succès, l’on soulignera la réalisation du film qui est réussie, avec des plans bien sentis, un grain de l’image qui passe bien et des jeux de couleur et de lumière intéressants.
Le thème (une histoire d’amour) et la qualité du casting ont forcement aidé à créer quelques scènes d’émotion (et c’est la moindre des choses pour un drame romantique) mais le scénario et la « patte Lelouche » n’y ont aucunement contribué.
Sur les 2h40 de film, seules les 40 dernières sont à garder. Ça fait peu (et peur).
Gilou aura réussi à l’exploit d’être encore moins bon derrière la caméra qu’il ne l’est devant. Chapeau!
Créée
le 21 oct. 2024
Critique lue 44 fois
3
289 critiques
L'Amour Ouf restera avant tout un bon souvenir de projection en salle puisque j'étais accompagnée de ma maman qui était adolescente lors des années 1980 et qui avait envie de replonger dans sa...
le 19 oct. 2024
3
2385 critiques
[Petite précision : je n'ai pas lu le roman adapté ; ce qui fait que je ne l'évoquerai pas du tout dans le contenu de ma critique.]Après Le Grand Bain, Gilles Lellouche confirme, avec L'Amour ouf,...
le 15 oct. 2024
7
9 critiques
Fourre-tout. Pachydermique. Foutraque. Face aux premières critiques du film, c’est avec une appréhension certaine que je me présentai au Grand Théâtre Lumière pour la projection du nouveau film de...
le 24 mai 2024
L’émotion est partout, l’ennui nulle part.Assez exceptionnel pour un film qui n’est pas un thriller, Emilia Perez ne nous laisse pas de repos tant il nous surprend par son scénario, sa mise en scène,...
le 11 oct. 2024
Le combo super-budget (35 millions d’euros) et matraquage publicitaire massif n’augurait pourtant rien de bon. Dans le prolongement des mega productions françaises (comme le dernier Astérix dans...
le 21 oct. 2024
Le film commence sur le ton d’un épisode de black miror, ce qui semble au premier abord être plutôt de bon augure.Le thème abordé est celui de l’eugénisme et plus largement de la place de l’IA dans...
le 26 juin 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème