L'originalité de ce Giallo est qu'il est une sorte de mélange entre Giallo et film gothique, surtout dans ses décors puisque notre (anti-)héros possède une sorte de château, bien sombre, avec murs de pierres apparentes, tableaux d'époque "Louis XVI" (peut-être, je dis ça au pif), fresques religieuses et chandeliers pour s'éclairer à la bougie, à l'ancienne quoi. Bref, moi personnellement, je ne pourrais jamais m'endormir dans un décor pareil.
Pourtant le film reste un Giallo à tendance "machination". Donc pas beaucoup de violence, de sang, tout ça tout ça, mais on est plutôt sur des complots. Le début du film est plutôt laborieux: on voit notre châtelain qui invite des femmes rousses dans sa salle de pratiques sadomasochistes pour les assassiner (peut-être) par folie, et puis arrive enfin Marina Malfati pour laquelle il a le coup de foude, et c'est là que le niveau du film monte de 2 crans d'un coup (mais bon, il faut quand même attendre un bon "45 minutes" avant que ça décolle!).
Et puis on arrive à la fin du film qui franchement est très bien (ou du moins, la "pré-fin"). Les machinations se dévoilent, les rebondissements s'enchaînent. Le problème, c'est la toute fin, c'est à dire les 3 dernières minutes du film, où tout se dénoue on ne sait trop comment, sans aucune explications. Pour moi, ça aurait été franchement mieux si le film s'était arrêté 3 minute plus tôt.
Pour les fans de Giallo, on peut conseiller ce film; pour ceux qui se lancent dans la découverte de ce genre, ce n'est clairement pas la bonne porte d'entrée.