Compliqué d'expliquer en quoi L'argent de poche est si bon. Essayons.
L'ode à l'enfance qui s'étend sur toute la filmographie de Truffaut n'a jamais été aussi attendrissante, une galerie de portraits pétillante que j'ai préféré à la gravité sous-jacente des 400 coups.
Il sait tisser ses récits avec juste assez de nostalgie pour émouvoir sans tomber dans la facilité, pas facile pourtant.
À nouveau les premiers émois, les bandes de copains, les interactions bancales avec l'univers obscur des adultes... Thème classique, mais dur de s'en lasser. Et comme accompagnement, ces mélodies mutines qui rendent la mélancolie douce, celle qui revient comme un refrain dans les films de Truffaut et que fichtre, j'adore.