L'Enfer
6.7
L'Enfer

Film de Nobuo Nakagawa (1960)

Le film se découpe nettement en deux parties. La descente aux enfers (dans tous les sens du terme) d'un jeune homme à l'avenir prometteur. Il voit mourir son entourage et beaucoup de personnes le touchant de près comme de loin.

Une première déception serait la plastique du film qui n'a rien d'extraordinaire durant cette partie mis à part 2-3 plans. Rapidement l'ennui m'a gagné. Une multitude de personnages vient s'imbriquer durant le récit pour ensuite mourir. On a pas le temps d'apprendre à les connaître. Les dialogues pauvres n'aident pas. Et on a rapidement tendance à s'emmêler les pinceaux.

Donc déception, mais ça c'était avant la seconde partie. Une fois passé la première heure, on assiste à un n'importe quoi général. Je pense que certains réussiront à trouver de l'intérêt à ce foutoir mais ce n'est pas mon cas.
Le film devient hideux, faussement gore puisque mal foutu et incompréhensible car monté n'importe comment. De plus les dialogues déjà pauvres, deviennent carrément absurde. En fait, tous les personnages braillent des prénoms au hasard. Plus besoin de sous-titres ceci dit.
«Harumi! Harumi! Harumi! Shiro! Harumi! Shiro! Yukiko! Harumi!... » Je n'ai rien inventé. D'ailleurs à ce moment exact, Shiro veut récupérer un bébé en danger (je veux pas tout dire gratuitement non plus). Sauf qu'il n'y a aucun enjeu, aucun souffle épique, c'est juste risible. Le bébé tourne sur une roue (oui,oui), et bien on verra le même plan une bonne trentaine de fois. Un véritable calvaire! A noter des acteurs tous autant insupportables.

Bon je cherche un point positif. Une mélodie agréable et douce en fond sonore lors de rares moments de tendresse (je le rappelle au mileu d'un gloubi boulga collectif). Le film est encore plus avare dans le sentimentalisme lorsque l'on voit le visage angélique de Yukiko.

Je mettrais bien un 4/10 pour la première partie et 1/10 pour la 2e qui verse dans le nanar. J'ai finis par éclater de rire, seul réponse à une détresse grandissante.

Esprits cartésiens, passez votre chemin!
Tchitchoball
2
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le 8 févr. 2013

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Tchitchoball

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