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Terreur sans pitié.
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Le pouvoir des images consiste non seulement à attirer l’attention du regardeur mais aussi à marquer les esprits. Avec son aura maléfique et fascinante, son visage glabre de jeune homme qui à la fois séduit et fait peur, son regard à la Orange Mécanique, sa violence et son nihilisme, Cagney y parvient.
Enfant déjà, Tom n’a peur de rien. Or, une fois qu’il a tué son père symbolique et l’autorité qu’il représente, tout devient permis : confrontation physique avec le frère, éloignement d’avec la mère, présomption d'immoralité, fréquentation de prostituées, violence conjugale, vols, trafic d’alcool, intimidations, jets de grenades, assassinats ; sa vie même, est mise en danger, dans l’instinct fatal de perpétuer les lois du crime et de venger son ami. Des scènes d’une force nouvelle restent en mémoire : les coups de flingue sur l’ours empaillé parmi l’ombre et les lignes expressionnistes ; les retrouvailles avec Putty Nose et la scène du piano (le renversement des rapports de force mis en scène) ; le pamplemousse foutu dans la gueule de sa compagne ; derrière un rideau de pluie, son visage halluciné, métamorphosé par une irrépressible montée d’adrénaline précédant la vengeance de son ami sauvagement canardé : le sacrifice insensé de soi en honneur d’une amitié indéfectible ; enfin, son corps lié et bandé jeté sur le seuil de sa porte.
Comment croire que Coppola, Kubrick ou De Palma n’y ont pas puisé quelque chose ? Un spectacle visionnaire, annonçant la violence visuelle débridée du cinéma américain des années 80 qui perdure jusqu’à aujourd’hui. À ceci près qu’ici, peu d’effets grandiloquents, d’artifices techniques, de mise en scène trafiquée : une violence rendue à l’état pur, sous la personnification de Cagney, génie révélé au monde.
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Créée
le 2 oct. 2021
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