Ce n’est certes pas le meilleur film d’Anthony Asquith. Le scénario conte une histoire de guerre qui ressemble beaucoup à un film de propagande, sur fond d’amitié britannico-russe. Lawrence Olivier est d’un classicisme désespérant (un peu comme Gérard Philippe, grand acteur de théâtre, catastrophique au cinéma) dans le rôle improbable d’un Russe qui tombe à moitié amoureux d’une Anglaise sans concrétiser vraiment cette attraction. Beaucoup de films d’Asquith ne montrent pas la fin attendue, par pudeur toute britannique. Ici, et alors que la pudeur britannique – et l’humour, et toutes les autres qualités supposées de ce peuple – sont au centre du propos, on a l’impression paradoxale que le film s’achève dans la confusion sur cette conclusion. Confus et touffu, voilà quels pourraient être les deux adjectifs proposés pour résumer au mieux ce film qui, dès la structure de son récit (un long flash back artificiel et gratuit) s’embarque de travers.

Maqroll
5
Écrit par

Créée

le 26 mai 2016

Critique lue 260 fois

L'Etranger

L'Etranger

5

Maqroll

le 26 mai 2016

Suivre

Critique de L'Etranger par Maqroll

Ce n’est certes pas le meilleur film d’Anthony Asquith. Le scénario conte une histoire de guerre qui ressemble beaucoup à un film de propagande, sur fond d’amitié britannico-russe. Lawrence Olivier...

Little Odessa

Little Odessa

9

Maqroll

le 1 oct. 2010

Suivre

Critique de Little Odessa par Maqroll

Premier film de James Gray, l'un des génies incontestables du cinéma actuel, où déjà l'essentiel est en place. Un scénario, d'une solidité qui force l'admiration, rapporte une histoire tragique...

Babel

Babel

5

Maqroll

le 17 juil. 2013

Suivre

Critique de Babel par Maqroll

Une quadruple histoire dont on démêle peu à peu les intrications, qui constituent une espèce de fresque sur les difficultés des êtres humains à parler entre eux. Malheureusement, ce film rempli de...

L'Émigrant

L'Émigrant

10

Maqroll

le 10 juil. 2013

Suivre
Dernière modification

le 29 janv. 2014

Critique de L'Émigrant par Maqroll

Attention, chef d’œuvre absolu. Chaplin s’attaque ici au mythe des mythes, l’arrivée des immigrants aux États-Unis (via Ellis Island) et la voie ouverte à tous les rêves… La traversée de l’Atlantique...