L'Île nue par Elie Belhadjar
Ce film a été pour moi une claque esthétique.
A ce jour, je ne pense pas avoir vue de film emprunt d'une poésie si envoutante.
Les 30 premières minutes font pour moi partie des meilleurs moments passé devant une image en mouvement.
Cependant, je pense m'être réveillé de cette demi-heure d'évasion à cause d'un scénario qui reprenait timidement ses droits sur mon imagination.
Il intervenait pour moi comme une intrusion discrète et distante sans étouffé l'image mais sans pour autant m'empêcher de me demander : Pourquoi de si belles images ont-elles besoin de raconter une histoire ?
Le film (et surtout l'image) est pour moi un éloge au labeur.
Malgré le contexte de pauvreté de cette famille, aucune misère n'est transcrite à l'écran. C'est la discipline et la persévérance et non le courage et l'espoir qui est ici filmé.
Le travail y est donc filmé avec une simplicité honnête et hypnotisante à travers de longs plans fixe et répétitif.
L'effort m'est apparu alors comme un art de vivre et un combat avec soi même.