N'ayant pas vraiment apprécié The Housemaid, rien ne m'aurais guidé vers sa suite. Mais bon pour accompagner une amie et par curiosité après avoir vu la bande annonce visuellement alléchante (qui change carrément des tons jaûnatres du précédent) je me suis laissé convaincre.
C'est sans trop de surprise que j'ai regretté de ne pas avoir amené mes mots croisés dans le première demi-heure de film en retrouvant des personnages identiques qui ne disent toujours rien de très intéressant dans les décors a quinze milliards de wons qui les entourent. Comme d'habitude c'est filmé de main de maître, avec une ambiance visuelle assez incroyable et une qualité d'image impressionnante, mais c'était tout de même assez pénible. Et assez soudainement les bourges coréens passent à l'action, la farce devient féroce et parfois assez drôle avec quelques scènes osées, notamment lorsque le héros, homme de main particulier de la famille la plus puissante de Séoul, se fait "violer" par sa patronne machiavélique (seule scène de sexe à peu près intéressante du film). Au fur et à mesure ça devient plutôt regardable, la scène clef de la piscine est joliment faite et le final aurait été intéressant s'il n'avait pas nécessité la présence de la pire actrice du patelin dans le rôle de la gamine éplorée qui contraste vraiment avec le reste du casting, impeccable.
Bref ça vaut surtout pour son portrait acide des riches Coréens tous plus retors les uns que les autres qui en viennent à corrompre tous ceux qu'ils croisent sans même le souhaiter, et le contraste qu'il en résulte avec l'environnement luxueux omniprésent. Mais y'avait largement moyen de rendre ça un peu plus marquant, parce que la première partie dure quand même bien cinquante minutes. Ce n'est pas ce film qui me fera apprécier Im Sang-Soo, et faut qu'il arrête de faire des gros plans sur des meubles et des tableaux qui coûtent le PIB de la Suisse à tire-larigot parce qu'il me fait de plus en plus penser à un de ses personnages...