L'Odyssée musicale de Kate Bush ne porte pas vraiment bien son nom.
De "Long voyage mouvementé" il n'y a pas vraiment.
Le documentaire a au moins ce mérite : nous rappeler à quel point l'artiste a acquis rapidement une renommée mondiale.
Et y a finalement mis un terme de son propre chef, non pas à cause de tourments intérieurs ou exogènes.
Mais essentiellement :
- par choix artistique : elle a été la 1ère femme auteure compositeure productrice de ses propres projets.
- par nécessité énergétique : elle n'a fait qu'une seule et unique tournée (78-79) extrêmement exigeante puisqu'elle alliait concert / danse / revue cabaret.
- par alternative personnelle : elle est devenue mère.
Les images nous présentent donc une Kate Bush :
- ambitieuse touche à tout : par exemple elle identifiait elle-même les costumes ou chorégraphies de ses spectacles.
- visionnaire : en créant son propre studio, elle a montré la voie pour garder sa liberté de créer.
- humble : son projet n'a jamais été que de chanter et de réaliser un album. Mais certainement pas de passer son temps en interviews ou autres galas.
Au final, le documentaire est court (52 minutes).
Trop court.
- pour expliquer pourquoi Stranger Things et le titre Running Up that Hill l'ont remise sur le devant de la scène.
- pour apporter informations et analyses, tant artistiques que sociétales.
- pour éclairer le secret de ses compositions (semble t il composées très jeune).
Bref si le documentaire est intéressant en reparcourant l'essentiel de son œuvre musicale, il peine à gagner les palmes en étant trop bref. Sous doute par manque d'ambition contrairement à... Kate Bush.