Découvert au détour d’une page d’un livre de J. Franzen, le concept du film m’a tout de suite attiré : un pauvre employé de banque d’une banalité confondante se retrouve un beau matin en première page d’un quotidien grec. Sans le savoir, son visage est devenu celui de l’homme le plus recherché du pays. Il tente d’abord désespérément de s’extirper de cette mouise, avant de progressivement accepter que le boss de la pègre et lui ne peuvent au final ne faire qu’un…
Sorti au cœur des années 50, ce film a environ 2 ou 3 décennie d’avance sur son époque, avance due tant à son sujet qu'à sa frénésie. Affolé, agité, le film l’est autant que son personnage principal. Par certaines fulgurances il m’a rappelé la même esthétique « visionnaire » que Gun Crazy, qui déjà prédisait Bonnie et Clyde (le film) avec 20 ans d’avance.
Une bonne claque venue tout droit du passé, où le rythme est celui du désespoir et la conclusion d’un jouissif nihilisme. A voir pour se donner envie d’aller foutre la merde dans les rues d’Athènes.