Timo Tjahjanto n'est pas là pour trier les lentilles, et son dernier-né, THE SHADOW STRAYS, le prouve avec une générosité qui confine à l’indécence. En effet, là où le cinéma d'action occidental s'essouffle dans des montages épileptiques pour masquer l'incapacité de ses acteurs, le cinéaste indonésien filme la collision des corps avec une précision d'orfèvre.
Aurora Ribero est une révélation, portant sur ses épaules la brutalité sèche d'une organisation d'assassins dont l'esthétique lèche chaque plan d'une lumière crépusculaire. La mise en scène est un tour de force, transformant la moindre cuisine ou boîte de nuit en abattoir chorégraphié. Pourtant, derrière cette maestria plastique, le récit de THE SHADOW STRAYS recycle des archétypes que l'on connaît par cœur. Est-ce un simple hommage aux classiques du genre ou un aveu de faiblesse scénaristique ? Par ailleurs, certains choix de production et des détails de tournage sur les cascades d'Aurora Ribero expliquent l'impact visuel démentiel du film, mais je garde ces pépites pour le blog.
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