Découvert avec le plaisir un peu coupable qu’on peut avoir devant certains films de Jean-Marie Poiré : on voit bien que tout est gros, parfois très gros, mais on se laisse quand même embarquer.
L’histoire avance à grands coups de ficelles, la mise en scène appuie souvent là où elle pourrait faire plus léger, et l’interprétation n’est pas toujours dans la demi-mesure. Mais c’est aussi ce qui fait partie du charme de ce cinéma-là. Il y a une énergie, un sens du rythme, une façon d’assumer le grand n’importe quoi qui rendent le film franchement sympathique.
Ce n’est pas le Poiré le plus fin, ni le plus mémorable, mais on retrouve cette mécanique de comédie populaire très identifiable : des situations absurdes, des personnages qui débordent, et une efficacité qui finit par l’emporter sur les réserves.
Et puis il y a les seconds rôles. Jacques François, notamment, est encore une fois parfait. Il a cette présence, cette diction, cette élégance comique qui permettent de donner du relief à des scènes qui pourraient être simplement fonctionnelles.
Un 6/10, donc : c’est gros, mais pas désagréable. Et parfois, chez Poiré, le charme est justement là.