7
3176 critiques
Ruines et idéal
Qui connaît le cinéma d’Alice Rohrwacher sait qu’il renferme un univers singulier et aux frontières mouvantes. Renouant avec l’esthétique à gros grain argentique des Merveilles, la cinéaste embarque...
le 7 déc. 2023
"Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir.
Pour certains, c'est un rêve d’argent facile, pour d'autres la quête d’un amour passé…"
Voilà ce qu'on peut lire comme résumé pour le nouveau film d'Alice Rohrwacher. On pourrait croire à l'affiche à une comédie : son fond blanc, ses personnages souriant et ses têtes flottantes. Pourtant, malgré des dialogues qui feront parfois sourire, c'est une tragédie, une véritable, comme pouvait l'écrire les auteurs de l'antiquité. Les personnages sont ici guidés par leurs passions, des passions dévorantes qui les consumeront jusqu'à ce qu'ils puissent les assouvir : en outre, des chimères.
Comme dit précédent, le film parlera du rêve dans son sens premier (à travers de nombreuses séquences entre flash-back et onirisme) mais surtout dans son second : la poursuite d'une chimère, d'une utopie, du rêve d'une chose, pour reprendre le titre d'un roman de pasolini.
Cette chimère, elle dépend de tous : d'argent pour beaucoup des personnages, mais pour notre protagoniste et pour les femmes qui le côtoient, il s'agit de quelque chose de plus grand : d'une recherche d'un passé révolu, qu'il soit historique ou personnel ; ou au contraire de la construction d'un autre futur idéal, utopique, alternatif à la société capitaliste et à son appât du gain qui gangrène même les plus marginaux de cette société qui composent la bande du protagoniste. C'est cela que met en scène le film d'Alice Rohrwacher : la possibilité d'évoluer autrement, de céder à l'amour de l'autre sans que ne viennent interférer la recherche de notre plaisir égoïste.
La fin (ou plutôt l'une des fins, celle de notre protagoniste) vient idéaliser cette objectif commun à tous : la chimère est perceptible et accessible, peu importe le chemin que l'on prend, que cela soit la mort ou la renaissance
Créée
le 3 janv. 2024
Critique lue 59 fois
7
3176 critiques
Qui connaît le cinéma d’Alice Rohrwacher sait qu’il renferme un univers singulier et aux frontières mouvantes. Renouant avec l’esthétique à gros grain argentique des Merveilles, la cinéaste embarque...
le 7 déc. 2023
4
2387 critiques
C'est ma toute première vision d'un film de la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher. Même si sur les plans de l'histoire et des personnages, les longs-métrages sont indépendants les uns des...
le 7 déc. 2023
7
8164 critiques
Alice Rohrwacher aime les sans-grade, ceux qui vivent en marge et s'arrangent avec l'existence, sans pour autant les idéaliser. C'en est ainsi pour les pilleurs de tombes étrusques dans La Chimère,...
le 5 juil. 2023
8
6 critiques
Les films mettant en scène des chiens et leurs maîtres semblent avoir la côte depuis quelques années : entre Dogman (le bon, de matteo Garrone), Dogman (le moins bon, de Besson) ou encore Dog (De...
le 11 mars 2025
8
6 critiques
"Chacun poursuit sa chimère sans jamais parvenir à la saisir. Pour certains, c'est un rêve d’argent facile, pour d'autres la quête d’un amour passé…"Voilà ce qu'on peut lire comme résumé pour le...
le 3 janv. 2024
3
6 critiques
Le film, qui par son titre, voudrais nous parler des frères Lumières et de leurs inventions du cinématographies, se révèle en vérité un long monologue de Thierry frémaux : la façade se brise, et on...
le 10 avr. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème