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Ruines et idéal
Qui connaît le cinéma d’Alice Rohrwacher sait qu’il renferme un univers singulier et aux frontières mouvantes. Renouant avec l’esthétique à gros grain argentique des Merveilles, la cinéaste embarque...
le 7 déc. 2023
Quand je découvre le titre du film Italien "La Chimera" en salle, ensuite un synopsis qui m'apprend que le film nous fais suivre des pilleurs de tombes, je suis directement enthousiaste.
En le voyant par contre, je ne sais pas sur quel pied danser ? Car l'histoire veut nous parler de beaucoup de choses différentes et du coup n'y arrive pas totalement.
On suit Arthur, un anglais, en Italie qui sort de prison, il n'est pas très enthousiaste de retrouver ses camarades, on peut en déduire qu'il a été peut être trahi ou en tout cas abandonné lors d'un pillage. C'est son employeur caché Spartaco qui paye la caution pour le libérer, en effet, il est le pion essentiel lors des pillages de tombe, car Arthur à un "dont", il chasse les tombes comme un sourcier trouve des sources.
On apprend aussi qu'il est endeuillé d'avoir perdu sa petite amie. Mais l'information à peine arrivée, une autre fille (Italia) débarque avec son histoire, elle sert Flora, une dame infirme sous prétexte d'être étudiante pour caché ses enfants dans ça grande maison en décomposition.
Arthur erre mélancoliquement, est-ce la prison ? est-ce l'amour perdu ? est-ce son travail illégal ? est-ce autre chose ? Rien est sûr, on parlera plus trop de la prison; son amour perdu n'apparaît que par flashback ou de la voix de Flora (sa mère). On voit qu'une liaison se créé entre lui et Italia, le seul moment où on comprendra qu'il ne peut pas car il aime encore une autre qui n'est plus, est le moment où ils s'embrasseront avant que lui même disparaisse de sa vie. La grosse chimère serait donc son travail qui lui mène une vie de malfrat, avec un retour à la case prison toujours derrière son dos. J'aurai pu me contenter de ça, mais on a une scène qui sort de nul part où on le voit poursuivit par les morts qu'il a pillé... Je ne trouve pas ça vraisemblable, il n'a pas de remord à jouer la comédie pour arnaquer un vieux qui veut faire affaire avec sa bande, il est heureux après chaque pillage réussi, on ne le vois jamais avoir une quelconque foie envers un audela... Puis une autre scène incohérente débarque c'est la fameuse rencontre final avec Spartaco... la troupe est sur leur meilleur coup, possédant la tête d'une statue d'une valeur inestimable, ils comptent négocier le prix avec Spartaco qui à le corps. Il a l'occasion d'être riche de pouvoir se débarrasser de son travail, de partir avec son nouvel amour et se construire un nouvelle vie loin de ses chimères. Mais l'histoire prend un autre tournant tout à fait attendu, Arthur prit de remord, lance la tête au fond de la mer... c'est débile, c'est l'offrir à Spartaco qui est la seul personne avec assez de moyen pour pouvoir la récupéré plus tard.. Il lance une phrase débile en plus "tu n'es pas fais pour être vu par des yeux vivants" ou un truc du genre... de nouveau on ne le voit jamais s'intéresser à des concepts comme "la place de l'art", ect... et là d'un coup il balance ça pour un twist attendu décevant..
Bref, il c'est enterrer tout seul.. passera de l'occasion de sortir du gouffre à clochard prêt à mendier pour re-piller des tombes... si il l'a cru lancer sa chimère au fond de la mer, au contraire, il la poursuivra pour se faire manger tout cru.
Créée
le 5 mai 2024
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