La Chorale
6
La Chorale

Long-métrage d'animation de Akio Nishizawa (2007)

Un film complètement schtroumpf

An 0078 du calendrier de l’ACG (après la chute de Gargamel). Voici ce qu’on peut lire dans le n° 1805 de la revue cinématographique des Schtroumpfs.
Comme d’habitude, je retranscris ici les discussions des Schtroumpfs à la suite du dernier film vu dans la salle de cinéma. Pour ceux qui n’étaient pas là, sachez qu’il s’agissait de
La Chorale, un film Schtroumpfonais. N’oubliez pas de schtroumpfer mon résumé avant. Je vous souhaite une très bonne lecture !
- Schtroumpf cinématographe


Résumé du film : dans un pays très loin, il y a longtemps. Alors que le Schtroumpfon peine à se remettre des blessures infligées par la vilaine guerre, toute l'attention de l'école primaire de Kiba, un faubourg de Tokyo, est focalisée sur un concours local de chant. Sous la direction de Mademoiselle Sakaschtroumpf, le groupe de jeunes choristes oublie peu à peu les privations de l'après-guerre, guéries par la magie de la musique. Après de durs mois de préparation, un événement oblige l'école primaire à se retirer de la compétition, mais les gosses ne l'entendent pas de cette manière...


Après l’extinction du vidéoprojecteur, le Grand Schtroumpf se lève de son siège et s’adresse à tous les autres Schtroumpfs :
« — Grand Schtroumpf : bon, le film est terminé. Qui souhaiterait donner son avis en premier ?
— Schtroumpf à lunettes : moi, moi Grand Schtroumpf !
— Vas-y.
— Alors déjà c’était…
Huées dans la salle. Le Schtroumpf paysan lance une tomate.
— Et qu’as-tu pensé des personnages ?
— Eh bien…
Huées dans la salle. Beaucoup de bruits. Le Schtroumpf grossier crie des mots que je ne préfère pas retranscrire.
— C’est un point de vue très schtroumpf. As-tu quelque chose à ajouter avant que je passe la parole à un autre ?
— Oui ! Je pense…
Huées dans la salle. Les chaises raclent sur le sol. Le Schtroumpf farceur imite le bruit de flatulences.
— Merci, Schtroumpf à lunettes.
— Oh, mais ce…
Huées dans la salle. Plus personne n’écoute.
— Bien. Maintenant, j’aimerai entendre l’avis du Schtroumpf cinématographe. Les autres, n’hésitez pas à intervenir.
— Merci, Grand Schtroumpf. Alors ma première impression c’est que c’est assez schtroumpfant. Je pensais que ça serait dans le même genre que Les Choristes, un film avec Schtroumpf Jugnot, que j’avais bien aimé étant plus jeune. Mais en fait, c’est beaucoup moins bien.
— Schtroumpf grossier : c’est carrément schtroumpfant oui !
— Grand Schtroumpf : Schtroumpf grossier, fais attention à ce que tu dis !
— Schtroumpf artiste : moi, ce qui m’a schtroumpfé, c’est que ça sent le petit budget à 20 kiloschtroumpfs à la ronde !
— Schtroumpf enrhumé : même moi, je l’ai senti !
— Schtroumpf artiste : suffit de schtroumpfer les décors, qui sont assez pauvres, ou le chara-design, simplifié à l’extrême. D’un point de vue visuel, c’est très moyen, on schtroumpfait beaucoup mieux à cette époque.
— Schtroumpf cancre : cé koi, le chara disaïne ?
— Schtroumpf cinématographe : et puis, il faut le dire, ce film est schtroumpfement ennuyant ! C’est plat, le rythme est lent, et les personnages ne sont pas intéressants. Ils ne portent absolument pas l’histoire. Dur de s’intéresser à ce film de chorale quand les choristes ne vous schtroumpfent pas.
— Schtroumpf musicien : quant aux musiques, j’ai pas adhéré. Elles ont toutes l’air tristes, et je comprends pas comment on peut schtroumpfer ça à des enfants. Il aurait fallu schtroumpfer du Nightwish ou du Rammstein, ça aurait fait un bien fou !
— Schtroumpf cancre : cé koi naïte-ouich ?
— Grand Schtroumpf : y a-t-il d’autres Schtroumpfs qui souhaiteraient intervenir avant que l’on passe au vote ?
— Schtroumpfette : moi, j’ai trouvé Akira mignon !
— Schtroumpf paysan : toi, retourne laver ton linge !
— Schtroumpf spoiler : je trouve idiot la mort d…
— Schtroumpf grossier : ta schtroumpf !
— Grand Schtroumpf : merci, Schtroumpf grossier. À la suite des différents échanges, je vous propose trois adjectifs pour qualifier ce film :
=> n° 1 : schtroumpf
=> n° 2 : schtroumpf
=> n° 3 : schtroumpf
Comme d’habitude, vous allez voter pour dégager une majorité sur l’adjectif le plus pertinent. Ensuite, je déciderai lequel de ces trois convient le mieux.
— Schtroumpf juriste : c’est ce qu’on appelle la Schtroumpfocratie !
Les Schtroumpfs se lèvent et vont voter. Bien évidemment, sont exclus du vote la Schtroumpfette et le Schtroumpf à lunettes. À la fin du vote, le Grand Schtroumpf procède au dépouillement :
— C’est l’adjectif « schtroumpf » qui a été choisi par les urnes. Ça tombe bien, c’était aussi mon choix.
Applaudissements nourris de la salle.
— Bon, la séance est levée. Schtroumpf écrivain, tu as bien tout retranscrit ? Parfait ! Ah, et puis, Schtroumpf à lunettes, tu sortiras en premier, le Schtroumpf farceur a mis un seau d’eau au-dessus de la porte pendant le vote. »


Pour résumer, c'est typiquement le genre de film qui vise un public très précis et qui ne peut être apprécié que par lui. Les autres n'y verront qu'un film ennuyant et moralisant. Alors à moins d'aimer les comptines japonaises, et que des personnages travaillés au strict minimum ne vous dérangent pas, passer votre schtroumpf.


NB : à l'origine, j'ai publié cette critique sur un autre site.

Zero70
3
Écrit par

Créée

le 31 déc. 2016

Critique lue 581 fois

1 j'aime

Zero70

Écrit par

Critique lue 581 fois

1

D'autres avis sur La Chorale

La Chorale
GuiKD
4

Les Choristes édition Japon

Une nouvelle année scolaire commence en cette année 1956, les enfants d'une classe de CM2 sont conviés à participer à un concours de chorale. Bon c'est assez chiant, on s'ennuie ferme mais...

le 29 août 2019

La Chorale
Casse-Bonbon
6

Emotion et poésie

« La Chorale » raconte l’histoire d’une classe d’école élémentaire dans un Japon de 1956, en pleine reconstruction, qui se voit retirer leur participation à un concours de chorale à cause des petites...

le 26 nov. 2018

La Chorale
Maddjik
8

Critique de La Chorale par Maddjik

L'un des films d'animation japonais les plus réalistes, voire naturalistes, sur la Japon d'après-guerre que j'ai eu la chance de visionner. L'histoire est belle, reste dans des codes de narration...

le 10 mars 2017

Du même critique

L'Étau de Munich
Zero70
6

« Hitler est un gentleman » (Neville Chamberlain)

Un film qui traite des accords de Munich, c’est quelque chose de vraiment inédit. Le sujet ne doit parler à quasiment personne, et même parmi ceux qui connaissent, cela ne signifie pas qu’ils ont une...

le 25 janv. 2022

21 j'aime