Avant d’être un film, la cité de Dieu est avant tout un livre de Paulo Lins.
Livre qui se démarque par sa violence extrême et ses personnages haut en couleur .
Deux points que l’on retrouve bien sûr dans le film.
Alors que le livre se focalisait sur les gangster du quartier ici on va suivre « la fusée ». Un personnage qui rêve de devenir photographe et qui représente une lueur d’espoir au milieu de cet univers sombre et morbide.
Lueur d’espoir absolument inexistante dans le roman cela dit .
Ce film est donc une immersion dans les favélas brésiliennes a travers ses protagonistes et leur quotidien.
La cité de Dieu c’est donc un film violent ou l’on découvre les vices des personnages et leur émotion sombres mais aussi leurs espérances avec par exemple le personnage de béné. Espérances malheureusement souvent rattrapées par la dure réalité de la favéla et sa fatalité.
La cite de dieu c’est aussi une ambiance unique portée par les musiques de Samba typique du Brésil et par les paysages de la Favéla entre bidonvilles et plages brésiliennes.
Un autre atout qui rend ce film exceptionnel et le jeu des acteurs.
On retiendra principalement les performances de Ze pequenho enfant ( Douglas Silva ) puis adulte (Leandro Firmino)Deux performances assez incroyables qui mettent en scène toute la folie du personnage et son charisme.
Le film soutient un rythme effréné à tel point que la désignation de film coup de poing semble être parfaitement appropriée.
Au delà de cela, le film dénonce bien sûr les conditions de vie en favéla, l’omniprésence de la drogue et son trafic, la violence à laquelle sont exposés dès leur plus jeune âge les habitants ainsi que tous types de violences.
Un film qui en plus d’être d’une qualité exceptionnelle réalise ce qu’actuellement aucun autre film brésilien n’a réussi jusqu’ici en assénant un violant coup de pied dans la tête du cinéma d’Amérique du Sud et même du Monde et mettant le cinéma brésilien sur le devant de la scène.