Repasser derrière Les Ailes du désir sans sombrer dans la guimauve purement commerciale relevait de la gageure. Avec City of Angels, Brad Silberling troque la gravité d'un Berlin meurtri pour les crépuscules dorés d'un Los Angeles sous filtre publicitaire. La photographie de John Seale offre des compositions de plans vertigineuses, magnifiant des silhouettes célestes perchées au-dessus du chaos urbain. Mais face à une Meg Ryan d'une rare justesse dramatique, Nicolas Cage fige son jeu dans une intériorité quasi catatonique qui peine à retranscrire le vertige sensoriel promis.
City of Angels pose un dilemme existentiel universel, mais le récit refuse d'assumer la portée philosophique de sa conclusion, préférant une rupture dramatique abrupte dont les coulisses d'écriture et les choix de production révèlent de lourds compromis hollywoodiens.
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