Coline Serreau n'a jamais été vraiment ma tasse de thé, avec son cinéma "donneur de leçon" sur la planète et autre sujets de la vie de tous les jours.
A l'exception de Trois hommes et un couffin qui était un film sympa avec un beau trio d'acteurs, il y a eu la crise.
Je viens de revoir ce film, et je confirme que là encore à force de multiplier les messages à tous les niveaux, parfois on se perd, mais La crise c'est surtout et avant tout un festival de portrait de personnages et de scènes totalement dans l'individualisme et qui pourtant forme un tout.
La crise c'est l'histoire d'un mec qui le matin se réveille et découvre que sa femme est partie avec un autre.
Et le voilà lancé dans une aventure que l'on appelle juste le quotidien des journées.
Cerise sur le gâteau il apprend qu'il est viré.
Et je dois dire que le rôle de cet homme qui à le ciel qui lui tombe sur la tête, ne pouvait pas être mieux interprété par l'acteur à la gueule de chien battu, Vincent Lindon, parfait dans la peau de cet homme.
Le voilà partie donc a essayer de comprendre ce qu'il avait sous les yeux comme beaucoup.
Entre des visites dans sa famille, chez sa sœur, le nec plus ultra est pour moi son retour aux sources chez ses parents, Yves Robert et Maria Pacôme.
Et là coup de bambou, maman se barre pour "vivre".
Et le numéro de la regrettée Maria Pacôme est du pur jus de bonheur, du Maria Pacôme dans le texte, mais totalement jubilatoire.
Dans tout ce périple, il va aussi se retrouver dans une famille dont le père est politique dans l'agriculture avec des enfants qui pourrissent le repas en jetant toute la bouffe, pour des raisons écologiques et de protection de la cause animale.
Oui la crise c'est un vrai fourre tout, mais la comédie est parfois drôle et souvent très grinçante, car elle est assez implacable sur notre manière d'être et de vivre.
Enfin le plus, c'est quand même le poil à gratter en la personne de Michou joué par un Patrick Timsit là aussi parfait dans ce "superglu" au quotidien, et qui lui aussi permet au film de garder une belle verve.
Une comédie sympa, avec de bons dialogues, et je fini avec la phrase de Maria Pacôme, mais vous pensez que je vous ai fais avec mes oreilles, je vous ai fais avec mon cul mes poussins.. à méditer