Du cinéma intense acéré physique vif et à fleur; violent comme une vie en transition brutale comme une chute, une période de flottements chahutant les repères construits tels des remparts de survie d’enfant redécouvrant ses émotions et douleurs enfouies étouffées; une faille abrupte vers un immense vide inconnu mais aussi une possible poésie, et douceur même ?
Un cinéma qui respecte son spectateur tout en étant prenant et « accessible » : pas appuyé, ni bavard tout est mesuré juste, fait avec force beauté ...Son, image, lumière, direction d'acteurs- tous ces jeunes quelle merveille ils sont tous formidables et encadrés par un JB Durand parfait en coach exigeant, qualité du casting, et la Magnifique performance de Samuel Kircher boxeur/ danseur, candeur sombre et solaire, colère rentrée; les coups la violence comme langage-partage-échange-corps-à-corps, comme lien; la douleur enfouie refoulée et tue qui remonte inconnue et mutante en vagues d’angoisse; le groupal ses pressions et ses injonctions à être le meilleur le plus fort; il encaisse « sonné» puis ébranlé fêlé trahi déçu, découvrant peut-être que la vraie violence c’est le silence les non-dits le groupe; la douceur puissante de la trompette, du souffle et de la musique du seul personnage féminin, Yass, ses doigts sur ses cicatrices, son écoute son regard ouvrent sur d’autres possibles encore inconnus. bravo à tous.