"La Danse des renards" se déroule dans un internat sportif. Le réalisateur construit un récit d'apprentissage qui oscille entre drame psychologique et chronique adolescente, où la souffrance physique devient progressivement le reflet d'un mal-être plus profond. Camille est un jeune prodige de la boxe promis à un brillant avenir. Mais après avoir échappé de peu à un accident grâce à son meilleur ami Matteo, une douleur persistante s'installe jusqu'à remettre en cause toute son identité de sportif. Le film repose en grande partie sur la prestation de Samuel Kircher, un jeune comédien prometteur. Déjà remarquable dans "L'Été dernier", il confirme ici sa capacité à faire exister un personnage par de simples regards et une grande intériorité. À ne pas confondre avec son frère Paul Kircher, révélé notamment dans "Le Lycéen", "Le Règne animal" et "Leurs Enfants après eux". La photographie soignée et l'atmosphère mélancolique accompagnent parfaitement ce récit où la performance sportive passe progressivement au second plan. Pour autant, "La Danse des renards" peine parfois à pleinement exploiter son sujet. Son rythme contemplatif finit par étirer certaines séquences et le scénario semble hésiter entre plusieurs directions, sans toujours approfondir les enjeux psychologiques ou la relation entre Camille et Matteo.