One Woman Show.
Le film avait, dans l'idée, de quoi être joueur, surprenant, drôle. Il est triste est de voir que tout y est fait un peu par-dessus la jambe, à la va-vite, depuis l'écriture du scénario (qui se tient dans les grandes lignes mais est parfois assez catastrophique dans les détails : scènes invraisemblables, dialogues écrits avec les pieds) jusqu'à la mise en scène (la direction d'acteurs inexistante, le rythme mou). Le plus décevant est quand même dans le jeu, avec une Isabelle Huppert en roue libre, qui semble uniquement là pour faire faire un petit tour de piste au personnage qu'elle fabrique depuis quelques années, ce personnage Huppert comme Chaplin avait créé Charlot. La question est de savoir dans quelle mesure le film n'est pas uniquement destiné à ça, être une sorte de prétexte à exhiber à nouveau ce personnage plutôt qu'à en faire vivre un nouveau comme il le prétend. Le résultat, en tout cas, est un manque cruel d'inventivité, le scénario donnant même l'impression de reproduire parfois certaines des dernières prestations d'Huppert (le Elle de Verhoeven notamment).