Septième Art et demi
Une œuvre italienne dans toute la splendeur d'un conformisme à peine audacieux, porté par des acteurs au puissant charisme. Parfois imprévisible mais pauvre en symbolique, il est pourtant réalisé par un réalisateur stambouliote, qui parvient à saisir les émotions où il faut mais avec un manque d'insistance un peu gênant qui simplifie certaines scènes à leur seul sens.
Jamais les tellement rabâchés "problèmes" des personnages ne mettent le spectateur en pâmoison, et le résultat frôle la tragédie ratée, ne l'évitant que parce qu'elle... n'est pas vraiment une tragédie. Plutôt une romance où le thème se faufile plutôt adroitement jusqu'à l'esprit du visionneur : il faut la venue d'un étranger pour révéler le mal dans une relation qui paraissait durable, l'apparition d'un indésirable transparent pour faire détester les apparences de son environnement.
C'est le dernier rôle de Massimo Girotti, et c'est son silence contrit qui nous appâte au final, et nous montre la vie comme un moindre mal. Pauvrement contextualisé certes, conforme à certains standards bien entendu, mais ce n'est pas ce qui va mener le film à sa perte et nous faire regretter de l'avoir vu.