La Fille aux allumettes par Lepakko
The match factory girl, par certains côtés, c'est un peu le Wall-E du cinéma finlandais : vous pouvez presque le regarder en VO non sous-titrée et comprendre quand même, tellement les dialogues sont rares.
Ce qui n'empêche pas qu'on ait vraiment de la sympathie pour la misérable héroïne _ ce n'est pas péjoratif, sa vie ressemble juste à une longue suite d'échecs d'autant plus retentissants qu'elle s'accroche à ses espoirs.
Tout le contraire, en somme, de ce qui se passait dans les lumières du faubourg, du même Kaurismäki, où on avait juste envie de titiller le héros jusqu'à ce qu'il ait enfin une réaction humaine, un peu comme on fait avec ces gardes anglais qui ont des toques en poil d'ours (même si leurs chapeaux sont probablement en fourrure synthétique, maintenant).
Et puis, passé un certain tournant, le film devient franchement drôle.