Voilà un thriller qui m'a vraiment plu.
L'ambiance est parfaite, avec ce village à la montagne où semble t'il rien ne se passe.
Et un jour là jeune Anna-Lou disparait.
L'enquête est alors confiée au commissaire Vogel, une sorte de star des médias qui a fait parlé de lui dans une affaire, le mutileur.
Cette homme est froid comme la glace et n'hésites pas à tout faire pour trouver le vrai ou faux coupable.
Le film va donc prendre le rythme de cet homme qui coute que coute, ne veut pas trouver la jeune fille disparue, non il le dit lui même moi je veux trouver un coupable.
Le film est passionnant, malgré un rythme très lent, il ne se perd jamais dans le brouillard.
Pas mal de pistes et de fausses pistes bien imaginées, avec une intrigue assez intelligente, Donato Carrisi réussit dans sa mission que ce thriller au départ doit avoir.
Du suspense, du mystère, de la manipulation, et un coup de théâtre, que personnellement j'ai quand même vu arriver, mais qui ne gâche pas le mystère du film.
Coupable idéal, ou tête de turc idéal, ce commissaire ne veut que cela.
Son cynisme est à la hauteur de son ambition, et Toni Servillo est remarquable de sobriété dans son jeu de dupe.
La fille dans le brouillard c'est également une très fine étude psychologique de tous ses personnages qui semble si parfait.
Un peu comme le journal intime de la jeune fille.
Trop parfait, et pour Vogel, ce n'est pas possible.
En face à face avec ce Vogel, nous aurons aussi le plaisir de voir Jean Réno dans le rôle d'un psychologue.
quelques scènes entre les deux, permettent là aussi de mieux comprendre l'intrigue, mais surtout comment fonctionne le commissaire Vogel.
La conclusion du film est un peu rapide, je ne dirais pas bâclée, mais elle aurait méritée un peu plus de fond, vu la qualité de l'ensemble du film.
Cela dit, nous commençons dans le brouillard, et nous finissions dans le brouillard.
Bel exercice de style, un thriller sans fausse note.