Sept ans après la sortie d'un premier opus qui était globalement réussi, on retrouve donc ce nouvel univers de Zorro, qui est maintenant marié avec Elena, a un fils d'une dizaine d'années et se retrouve presque contraint et forcé à prendre sa retraite puisque la Californie devient pacifiée. Sur le papier, le scénario était donc plutôt sympathique, sauf qu'à l'instar de l'histoire, il faut bien reconnaître que la saga a du mal à passer outre et à oublier son passé.
On se retrouve dans un film dont la structure est incroyablement proche de son prédécesseur et c'est bien là que la bât blesse. Quand on fait une suite, le plus difficile, c'est de réussir à garder l'esprit du ou des opus précédents, tout en réussissant à s'en échapper et proposer quelque chose de nouveau. Ici, comme pour énormément de suite, c'est le second point qui ne passe pas et je trouve l'histoire assez peu originale. Si le casting s'en sort bien (sauf ce gosse qui joue comme une patate...) le problème, c'est que, pour ma part, et pour beaucoup de spectateurs, le fait est qu'on se contrefout de la vie de famille de Don Alejandro. Ça peut paraître en décalage avec ce que j'avais dit sur ma critique du masque de Zorro, sauf que dans le premier volet, on suivait certes une partie de leur vie de famille (bon, déjà, moins), mais on suivait aussi l'histoire de Zorro, sa retraite, son combat, la passation entre Diego et Alejandro. Ici, rien... On a donc un film qui peine à trouver son rythme et qui finit par fatiguer son public.
J'ai longtemps hésité entre 5 et 6 pour la note finale, mais le manque d'originalité du film est trop important. Je n'ai malgré tout pas passé un mauvais moment et le résultat reste sympathique.