Je m'en souviens, été 86. En plein cagnard, les salles de ciné avaient besoin d'écouler des tickets et de vendre des boissons glacés aux ados qui se pressaient avec leurs copines dans l'idée de les peloter en matant n'importe quoi du moment que ça bouge un peu sur l'écran et que cela ne demande aucun effort intellectuel. Les cousins Momo & Yoyo ont parfaitement saisi l'idée en signant une vieille gloire d'Hollywood complètement à la ramasse. Depuis le retour de Paul Kersey en 1982, papy Charlie est sous contrat avec les deux démoniaques quitte à lui faire signer n'importe quoi du moment qu'il est rémunéré (souvent 3/4 du budget total d'aillleurs) et que le film, à défaut d'un succès en salles, connaisse un gros hit en ventes et locations de VHS.
Revenons à cette funeste année 1986. Papy va sur ses 65 tickets, il prend le gros chèque proposé par les deux loustics et consent de faire quelques pas devant la paresseuse caméra du toujours très disponible Jack L. Thompson. Le scénar? On s'en fout, il est un vieux flic, accolé à une gamine grande gueule traqué par une tueuse dinguo. Voilà, je résume. C'est filmé comme un épisode de Rick Hunter, ça ne sort pas de la ville de Los Angeles afin de permettre aux techniciens de rentrer ronquer dans leur pageot (ça évite les frais d'hotels, Momo & Yoyo ils aiment pas ça les faux frais), y a à peu près zéro tension, papy se fait engueuler par la gamine qui en fait des caisses, je me souviens d'une scène dans un hélico et l'avoir vu, sans copine hélas, en salle à l'époque. L'ai revu d'un oeil depuis, c'est de la prod courante, alignée sur les ambitions des deux producteurs: faire un produit qui tient à peu près, facile à marketer, facile à budgeter, facile à écouler en k7 et à revendre sur les canaux TV des networks et auprès des distributeurs du globe. En 1986 Bronson avait, chez nous, un reste de notoriété, ses films sortaient curieusement en salles.
J'ai rien contre cette série B à peine bien troussée, juste que c'est un peu court pour susciter un intérêt.