Ce remake de "La dernière rafale" de William Keighley transpose l'action au Japon. Après l'attaque d'un train de munitions, l'agent Eddie Spanier mène l'enquête. Rapidement, il infiltre une curieuse organisation secrète. Samuel Fuller qui appréciait énormément la culture nippone dirige le tournage au Japon et non dans une reconstitution en studio. Il installe une précision documentaire, un souci de réalisme dans la description de la civilisation japonaise qui fait mouche. De plus, au chapitre des rapports humains il tisse subtilement la difficulté d'une liaison amoureuse entre une japonaise et un américain. Très belles couleurs et image réglées par le chef opérateur Joe Mac Donald, des éclairs de violence soudains et un beau final dans une fête foraine.