En 1963 sort The Haunting (La Maison du Diable) de l’états-unien Robert Wise, deux ans après le succès de West Side Story. Or, s’il ne s’agit pas d’une comédie musicale ici, comme dans ce dernier ou comme dans La mélodie du bonheur, autre immense succès qui sortira deux ans plus tard (le nouveau pape a dit que c’était l’un de ses films préférés), il ne s’agit pas moins d’un film musical. Car la musique y est omniprésente. Hitchcock sortait Psychose en 1960, et la musique y était, elle aussi, d’une importance capitale. Ici, Robert Wise ne cesse de faire des clins d’œil à psychose, si ce n’est un profond plagiat, du film qui est devenu immédiatement un classique de l’horreur.

La maison d’abord, et les plans selon lesquels elle nous est présentée rappellent bien sûr la maison des Bates. Mais aussi la jeune femme qui s’y rend en voiture et sa voix en off, dans sa tête, nous rappelle évidemment la jeune femme de Psychose, celle la-même qui finira assassinée dans la douche. Or, contrairement à Psychose, le film ne fait pas peur et ne semble même pas vouloir faire peur. Le début du film est assez lent et long, il y a beaucoup de dialogues et beaucoup de blagues autour des fantômes : jeux de mots, calembours et calembredaines, en veux-tu en voila. Jusqu’à ce que ça commence à taper fort contre la porte. Jusqu’à l’arrivée de la femme de l’expert en surnaturel (Richard Johnson), vous aurez reconnu Lois Maxwell, la charmante Moneypenny de 007. Outre Psychose, le film peut évidemment faire penser aussi à House on Haunted Hill (La nuit de tous les mystères), sorti 4 ans plus tôt, dont non seulement le titre est proche, mais aussi le scénario. On trouve aussi un groupe de personnes dans une maison réputée comme hantée, et certains y perdront la vie à la fin.

En réalité, plus qu’un film d’horreur, on comprend qu’il s’agit plutôt d’un film psychologique. Et c'est à partir de ce moment que le film devient véritablement intéressant. La jeune Nell (Julie Harris) qui est déjà assez borderline va perdre la tête dans cette maison, jusqu’à ce que l’inévitable arrive. Tout le film sera centré autour d’elle et de son cas psychologique. Jusqu’à ce que le passé se répète. Jusqu’à ce qu’elle trouve enfin sa propre maison dans le repos éternel...

Créée

le 21 nov. 2025

Modifiée

le 22 nov. 2025

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Hunkarbegendi

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