6
139 critiques
Le Homard
Le monde semble se diviser en deux catégories, qui n'impliquent ni hommes qui ont un flingue ni hommes qui creusent, mais bel et bien ceux qui ont plutôt fortement apprécié ce court-métrage...
le 14 mars 2024
Ce court métrage commence par une lettre de suicide, celle d’AnathematicAnarchist, incel américain. La réalisatrice tente de lui parler pour essayer de le comprendre, de comprendre ce qui l’a mené au suicide, ce qui dysfonctionne dans nos relations, ce qui fait que nous, consommateurices de contenus connectés, qui éprouvons l’angoisse du vide, du rien, ressentons parfois, de manière irrépressible, une douleur vivace qui se propage.
Qui sont les incels ?
Qui sont ces hommes célibataires involontaires qui prolifèrent la haine sur les réseaux sociaux, cette haine qui est majoritairement causée par les femmes, celles qui refusent leur amour ?
Comment la société est-elle devenue si solitaire, si individualiste ?
Gala Hernández López nous questionne et nous emmène avec elle dans sa recherche, dans ses questions souvent sans réponses qu’elle livre à la mer, à un bateau à la dérive, à ces torturés de l’âme. Elle essaie de comprendre pourquoi ces mouvements grossissent à vue d’œil, pourquoi ces hommes réussissent à s’allier ensemble contre le reste du monde ?
Qui sont-ils ? En quoi notre société les ressemble ? Sommes-nous finalement ressemblants à eux face à notre solitude infinie derrière nos écrans ?
La réalisatrice critique en effet avec beaucoup de rigueur le phénomène des applications de rencontre dont la plus connue est Tinder. Elle explique que nos données sont récoltées par des algorithmes qui sont dysfonctionnels. Le nombre de matchs engrangés est lié au fait de rentrer dans une norme de beauté acceptée sociétalement. Ainsi, des hommes comme les incels ne matcheront presque jamais et expliqueront que leur malheur de rejetés est dû prinicipalement aux femmes qui ne les aiment pas.
Mais finalement, notre vie ne serait-elle pas contrôlée par des algorithmes ? Ne sommes-nous pas les pantins d’ordinateurs, de serveurs dont nous ne comprenons pas le fonctionnement ?
Ne sommes-nous pas coupables de cette individualisation, de cette prolifération de haine ?
Créée
le 2 juin 2024
Critique lue 76 fois
6
139 critiques
Le monde semble se diviser en deux catégories, qui n'impliquent ni hommes qui ont un flingue ni hommes qui creusent, mais bel et bien ceux qui ont plutôt fortement apprécié ce court-métrage...
le 14 mars 2024
8
8 critiques
Ce court métrage commence par une lettre de suicide, celle d’AnathematicAnarchist, incel américain. La réalisatrice tente de lui parler pour essayer de le comprendre, de comprendre ce qui l’a mené au...
le 2 juin 2024
6
5382 critiques
César 2024 du Meilleur court doc, cette étude avec les outils du net art cerne le cas épineux des "incels". La réal en explore les linéaments et met à nu comment leur agressivité est un masque à leur...
le 24 févr. 2024
10
8 critiques
Papicha nous transporte dans une période difficile qu’a vécu l’Algérie : la guerre civile algérienne avec la montée de l’islamisme. Nous suivons cette jeunesse encore libre et déterminée, celle qui...
le 16 avr. 2020
8
8 critiques
Tomber amoureux derrière son écran, c’est possible. Savoir à qui l’on parle l’est moins. Juliette Binoche incarne Claire, une quinquagénaire seule, souffrant toujours silencieusement de son divorce...
le 16 avr. 2020
8
8 critiques
Ce court métrage commence par une lettre de suicide, celle d’AnathematicAnarchist, incel américain. La réalisatrice tente de lui parler pour essayer de le comprendre, de comprendre ce qui l’a mené au...
le 2 juin 2024
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème