Biopic sur l'histoire exceptionnelle des deux sœurs Williams, légendes vivantes du tennis féminin, La Méthode Williams est une ode aux battants de ce monde, mus par la détermination, l'espoir et l'amour.
Ce n'est pas un hasard si le titre anglais du film est "King Richard", le père Williams étant l'instigateur du plan visant à faire de deux de ses filles les meilleures joueuses du circuit. Un plan d'enfer pour les sortir du quotidien pourri par les gangs et trafics de Compton, à la périphérie de L.A., la cité des anges, afin de les rendre maîtresses de leur destin.
S'attaquant à la formation des deux jeunes sœurs depuis les terrains de tennis à l'abandon de Compton jusqu'au club cossu de Rick Macci en Floride, le film fait de la relation entre les sœurs Williams une force motivationnelle sans précédent. Les parents, dans leur complémentarité - le père parfois impulsif et dans l'excès vs la mère plus souple et posée - apparaissent également comme le socle solide de l'ambition des Williams.
Fort d'un scénario idéal pour un film hollywoodien, illustration idoine du mythe américain du self made man/woman, on ne peut que pardonner les élans du film, très axés sur la méritocratie et la puissance de la volonté, qui ne marchent pas pour tous les cœurs volontaires.
On a envie de croire à ce conte de fée, brodé dans les fils de l'amour, de la sororité, du jeu, du rire, de l'endurance et de l'espoir. Les fans de tennis pourront se réjouir de plonger dans l'envers du décor de l'univers de ce sport, avec un mélange équilibré entre le business et la performance sportive, le physique et le mental.
Pour finir, il faut souligner le jeu des actrices jouant Vénus et Serena, harmonieux, chaleureux et mu par une fraîcheur contagieuse.