Mais qui sera le Roi ? Tout le monde le sait, bien sûr. C'est écrit dans tous les livres d'Histoire. Il n'empêche : cette course au pouvoir, décrite cans cette comédie grinçante est à la fois drôlissime et fascinante, effrayante. Comme sont à la fois fascinants et effrayants les ministres du tyran cherchant tous à occuper le poste suprême, eux qui n'étaient jusqu'à la mort du Maître que des bouffons terrifiés par leur tout-puissant seigneur. Terrifiés au point d'avoir la frousse d'appeler un médecin, c'est dire... De Beria l'affreux au falot Malenkov, en passant par l'impassible Maréchal Joukov, le films les montre d'une façon caricaturale, certes, mais jouissive, dans leur petitesse, leur ridicule et leurs ambitions.
Tous ? Ce serait oublier le plus intelligent, le plus roublard, le plus manipulateur et, finalament, le plus effrayant d'entre eux : le futur Tsar de Toutes les Russies, Nikita Khrouchtchev, impeccable Steve Buscemi, qui utilisera les faiblesses et les monstruosités de ses adversaires pour parvenir à ses fins. Sans scrupule aucun.
Tout celà est atroce, tout celà est drôle, et tout celà est assez proche de la réalité pour faire réfléchir.