Il est dans l'ombre le temps où Fabrice Luchini en compagnie de sa parente se faisait faire une fellation sur une plage tout en récitant des vers immoraux :
« Julie, ma cousine, avait seize ans, j'en avais vingt, et cette petite différence d'âge la rendait docile à mes commandements. »
Aujourd'hui nous le retrouvons aux commandes d'une comédie "à la française" parfaitement formatée pour encore une fois verser dans l'idéologie bien pensante de cette croisade qui envahit toutes les formes d'art, le Queer !
Cinquante ans et quelques révolutions sexuelles plus tard, d'ailleurs soit dit en passant "Qu'est-ce qu'une révolution sexuelle ?" tout cela existe depuis le fin fond des temps, ce qui revient à dire qu'il n'y a pas de renouveau on en revient toujours au point de départ, nous retrouvons cet acteur que j'ai nombre de fois trouvé génial, Fabrice Luchini, débattant toujours sur une plage de l'avenir d'un enfant que la mère porteuse mettra au monde malgré le double décès de son fils et de son conjoint à la suite d'un accident. Un scénario on ne peut plus entendu pour un sénior en phase avec son époque qui devra assurer l'avenir de ce nouveau né. Nous voilà devant un cas qui ne peut qu'être "palpitant" dans une société qui cherche des réponses à tout et s'insulte allégrement sur les réseaux sociaux si tu n'as pas le pack émotionnel relatif à tous ces sujets du vivre ensemble. Pour ma part, il n'est question que d'amour et le problème serait réglé en trente minutes, ce qui réduirait ce film au format d'un court-métrage, car après tout si cela m'arrivait j'aurai sans hésiter opter pour cette option d'élever l'enfant et l'aurait peut-être même appelé "Moïse" ! Pourquoi accoucher d'un film de plus au milieu de ces sorties affolantes chaque semaine sur nos écrans, pour le programmer dans quelques mois un dimanche soir sur une chaine de télé et suivi d'un débat ? Engageons des auteurs valables qui sauront donner aux scénarios l'essentiel de ce que le cinéma peut procurer comme émotions, l'évasion la liberté de penser, le mépris des règles et la transgression dans les propos, un cinéma qui nous perturbe, nous sonne le glas de nos vies policées ! Citation de J.L Godard :
“Le cinéma est un moyen d’expression dont l’expression a disparu. Il est resté le moyen.”
A peine sorti ce film est déjà à oublier... triste réalité.