Drame romanesque signé par une des trop rares réalisatrices d'Hollywood Dorothy Arzner pour la RKO. Bizarrement le titre original ne reflète pas vraiment le contenu car Christopher Strong n'est pas le personnage principal du film d'ailleurs la tête d'affiche est tenue par Katharine Hepburn. Cela raconte l'histoire d'amour entre une pionnière de l'aviation britannique et un homme marié (le film étant sorti avant la parution du Code Hays, c'était possible de montrer une relation adultère), relation amoureuse qui va freiner la passion de la jeune femme pour l'aéronautique. Longtemps présenté comme une oeuvre féministe, le film fait daté de nos jours, car en réalité l'héroïne est traitée de manière rétrograde la montrant fébrile entre els bras de son homme, résolue aux décisions de celui-ci jusqu'à sa libération par la suicide lors d'un ultime exploit en altitude bref ce Féminisme est d'un autre temps et très "sage" pour ne pas choquer l'opinion de 1933 ! Puis avec un tel pitch on pourrait croire que le récit va nous fournir quelques scènes d'aventure dans les airs mais il n'en est rien, tout se déroule dans les salons aristocratiques et dans les alcôves ou pubs, plutôt barbant tant la romance est cousue de fil-blanc.

YgorParizel
5
Écrit par

Créée

le 18 avr. 2023

Critique lue 83 fois

Ygor Parizel

Écrit par

Critique lue 83 fois

1

D'autres avis sur La Phalène d'argent

La Phalène d'argent

La Phalène d'argent

5

Cinephile-doux

le 5 août 2019

Suivre

Double adultère et suicide

Dorothy Arzner fut la seule femme réalisateur, dans les grandes studios hollywoodiens, de 1920 au début des années 40. Une filmographie modeste et peu d'oeuvres marquantes, en vérité. La phalène...

La Phalène d'argent

La Phalène d'argent

5

Limguela_Raume

le 23 oct. 2023

Suivre

La Saveur d'argent

Ne vaut que pour son actrice : une autorité naturelle, des nuances grinçantes qui vous empêche de détourner les yeux. La méthode Hepburn.Soirée assez affligeante à la cinémathèque où les tentatives...

Du même critique

La Nuit américaine

La Nuit américaine

9

YgorParizel

le 22 nov. 2023

Suivre

Critique de La Nuit américaine par Ygor Parizel

François Truffaut démontre si le fallait encore l'amour qu'il porte au cinéma (détail drôle c'est qu'il parle d'un film tourné en studio). Les coulisses de cet univers avait rarement été filmé de...

L'Enfant du diable

L'Enfant du diable

9

YgorParizel

le 27 oct. 2014

Suivre

Critique de L'Enfant du diable par Ygor Parizel

Voilà une belle réussite en matière de maison hantée, un genre codifié et pas évident. La première moitié du film est clairement axée sur des scènes de frissons qui sont simples mais particulièrement...

Indiscret

Indiscret

7

YgorParizel

le 15 nov. 2019

Suivre

Critique de Indiscret par Ygor Parizel

Typiquement le genre de réalisation et de production qui se repose sur son couple de stars. Ingrid Bergman de retour de son séjour italien et avec un jeu plus naturel et Cary Grant en pleine période...