C'est pas dérangeant, c'est con
Isabelle Huppert dans le role d'Isabelle Huppert: je reste froide et glaciale, parce que si je souris, je vais péter mon lifting à 20 000 euros.
Huppert se touche, oui mais Huppert ne peut pas se contenter de se masturber comme les autres, elle se masturbe en faisant mal, en se chatiant, car OUI mon bon monsieur, il faut au moins ca pour reveiller de la foufoune de quinquagénaire. Elle est même face à une mère possessive, bref Haneke a lu Freud, il est content, et lui aussi se masturbe !
Il se masturbe tellement d'ailleurs qu'il en oublie de tenir sa caméra, son film devenant l'apogée du rythme "à la Derrick".
Haneke veut faire souffrir Huppert, il veut faire souffrir son équipe technique, il veut faire souffrir le spectateur.
Haneke est LE plus grand pervers sadique impliqué dans de l'art.
Magimel joue le grand dadais qui tombe amoureux d'Isabelle Huppert parce qu'elle est froide, glacante, antipathique, hautaine, arrogante: la femme PARFAITE.
Lui il est mignon, il veut pas faire de mal, mais ca va pas lui empecher de vider 2 litres de foutre dans la gorge d'Huppert pour qu'elle aille les vomir en plein air.
Le Pianiste c'est 2Girls1Cup, mais version Arty, version Hype.
On te matraque tes roubignolles pendant deux longues heures, et tout ca pour t'offrir un discours en carton sur le désir que tu connais déjà et qui ne fait de personne un grand artiste, si on se limite à CA.
Sinon c'était cool.