Un film sur des marginaux circassiens italiens. Un petit goût de déjà vu. Des "artistes" qui ne doivent pas jouer tous les jours ni manger à leur faim. Ils vivent dans une sorte de bidonville dans la périphérie de Rome. On n'y voit jamais le soleil. Entourés de flaques d'eau, de bouillasse et d'un tas d'accessoires déglingués de spectacle qui ne doivent plus servir. A quand remonte la dernière rentrée de pognon ? Brève tentation de spectacle en plein air, de parade sur un podium boiteux. Personne. Pas un péquin.
On se croirait dans un remake de "la Strada".
Mais l'héroïne de ce beau film, ce n'est pas Julietta Massina, Gelsomina, le héros n'est pas Anthony Quinn, le Grand Zampano. C'est une toute petite fille d'environ deux ans "oubliée", abandonnée sur une balançoire à quelques mètres du campement de ces miséreux. Une nouvelle bouche à nourrir ?