Je n'avais pas vu ce film depuis des lustres et j'avais donc complètement oublié combien les acteurs y étaient insipides et le scénario quasi inexistant. Oubliez les vampires, il n'y en a que dans le titre français, préférez donc le titre original "Terrore nello spazio".
Les personnages, habillés façon cuir post Fassbinder, sont tellement passionnants que je les ai confondus, quant aux dialogues, j'ai eu du mal à suivre car on y cause de fraction de mégon (je n'invente rien) pour ce qui est du plus accessible.
Un pensum ? Ben non, un joyau. Quelque chose d'étonnant (détonnant), d'une grande beauté qui touche à la fois les sens et l'intérieur du spectateur que je suis.
La copie récemment restaurée est une splendeur et rend hommage au travail de Mario.
C'est fauché et poétique, les décors des astronefs sont kitschissimes et pourtant Bava nous plonge dans un univers délirant d'images "dechiriquienne" (sissi). Mario Bava, sorti des Beaux Arts, s'essaya à la peinture et c'est criant.
J'ai rarement vu quelque chose d'aussi désuet et beau à la fois.
Ma-gni-fique.