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le 5 mars 2021
SuivreBonhomie d’un meurtre
Le générique d’ouverture de La Poison reprend une idée que Guitry avait déjà eue pour Le Roman d’un tricheur, où il intervient pour présenter son équipe, mais qu’il développe en apparaissant à...
Drôle , choquant , sombre , se démarquant des comédies de boulevard , "La Poison" de Sacha Guitry est pourtant un film qui ne se démarque pas des éléments-clés du style de l'acteur , dramaturge , metteur en scène, réalisateur et scénariste . Ça commence par cette séquence générique racontée par l'auteur (et qui peut en agacer plus d'une -surtout "plus d'une" que d'"un" -) d'une durée de six minutes qui à nous (télé)spectateurs nous raconte sa life (comme s'exprimerai djeun's) .
En gros : c'est un Guitry qui règle ses comptes avec la justice qui l'avait poursuivi à la Libération pour une histoire de trois fois rien : la raison étant toute l'admiration qu'il portait pour le Maréchal Pétain et de ses fréquentations . Y a pas mort d'homme quoi (ah si si si , y a eu plus que "morts d'hommes" ^^ ) ! Et pour cette broutille ( ^0^) , il est arrêté le 23 août 1944 . Malgré (de canard) l'absence d'un motif d'accusation sans équivoque , ben le Sacha passe soixante jours en taule ce qui le traumatisera immuablement . Et ce film contient effectivement plusieurs références des "détails de l'histoire" ^^ du dramaturge . MAIS (*rit Guitry*) bien sur , ce qui interpelle c'est son non caché misogynie de titre : "La Poison" . Comme la covid ( et non le covid qui occupe les esprits - pour une fois que les trucs pas sympa ne tombent pas sur les mecs ^^-) . On a donc cet histoire de maraicher (nous voilà !) normand (incarné par Michel Simon) qui éprouve une haine si profonde à son épouse (Germaine Reuver) au point de la buter( "je suis l'étrangleur"-*rit* Michel Simon dans "L'Ibis Rouge"- ^^) . Celle ci est présentée comme une puissante rapace alcolo et habillée comme un sac à patates et qui elle même à aussi des ambitions ( Bernard Tapie) de meurtre à son Edgard , euh , égard . Et la , ça va tourner à la épisode d'un "Colombo" ou notre maraicher entend à la radio un célèbre avocat (Jean Dubucourt) se targue d'avoir fait acquitter son centième client . De là , le normand va le voir et prétendra s'être débarrassé de son épouse tout en écoutant les raisonnements du "Perry Mason hexagonal" ^^ pour sa défense . De retour au bercail , le maraicher normand suit les conseils involontaires du maître et plante un couteau (pas dans le dos) de la femme mariée tout en commettant "the perfect murder" et force Dick A(d)vocat (ceux qui ne suivent pas le football ne peuvent comprendre cette blague) à le défendre . Acquitté ( et "à quitté" aussi) , notre assassin rentre chez lui et ovationné par les pécores , euh , les villageois . Le fond de cette histoire c'est qu'on sait tous que la VRAIE victime de ce film reste cette malheureuse épouse qui s'est fait planter un couteau dans l'estomac contrairement à son mari qui lui est un beau salaud mais un salaud passionnant . "La Poison" à travers le personnage qu'incarne Michel Simon , vise la justice . "La Poison" fait aussi un constat malsain , morbide de l'humanité et qui dans un même temps (pour ne pas reprendre une phrase d'un autre) se superpose à la fois de la misogynie (notoire) de l'auteur prolifique qu'était Guitry . Dans une séquence on y voit un procureur (Jacques Varennes) et le célèbre avocat pointer du doigt cette fringale malsaine de la foule pour les crimes . Forcer de constater aussi que dans cet histoire que la femme n'a pas le beau , le bon rôle car à bien y regarder , la comédienne Blandine Reuver qui interprète l'épouse de Michel Simon elle contrairement au comédien ne bénéficie aucun de ces avantages . L'actrice était âgée et inconnue au bataillon . Bon , il est vrai que dans le passé elle joua sur scène avec Guitry en 1951 comme il indiquait au générique mais ce qu'il faut retenir de "La Poison" c'est que la comédienne été enlaidie selon la volonté de Saint Guitry . Et cette "laideur" l'identifie comme la raison de la buter . Quand à sa prestation à l'écran elle est vraiment minime et peu indépendante . Quand au projet d'en finir avec son mari , elle capote (forcément) et son personnage se voit accusée de tout les maux .
Voila , à la fois pamphlétaire anarchiste sur les justices judicaires humaines et sur l'intégration de la morale à la justice , satire sur la France profonde de l'après guerre ou celle des petits villageois dont tout le monde connait "le cul" de tout le monde tout en tenant des propos malveillants mais fondés ou que l'on croit fondé (je me croirai dans un sketch de Fernand Raynaud) .. Bref on assiste là à une société est une scène de théâtre du moins c'est comme cela que son auteur le traduit à travers son film ou bien en réalité Guitry évoque plus généralement du monde .
Comme le disait l'une de mes tantes défunte à ma mère alors qu'elle était enfant : "La vie n'est pas gentil !" .
Créée
le 16 janv. 2026
Critique lue 11 fois
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le 5 mars 2021
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