Y a rien qui va. Aucune cohérence, aucune harmonie ; une constante hésitation entre satirique et politique. Une absence totale de choix. Ainsi donc Vincent Macaigne passe-t-il de l'incel pathétique, au plus odieux phallocrate, puis à l'amoureux romantique. La poupée se fait soumise, féministe, naïve, puis vulgaire. Ce n'est pas une évolution de personnage. C'est une remise à zéro à chaque nouvelle séquence. La famille se veut inquiète, puis accueillante, puis gênée. En fait, le film ne se décide jamais à faire exister ses personnages, ni vivre ses situations. Il s'oblige constamment à surexpliciter ses intentions, transformant chaque idée en un message. On ne peut pas imaginer pire moyen de faire du cinéma.