Plus décousu que leurs trois long métrages suivants, And Now for Something Completely Different s’avère être un amoncellement de sketchs pas forcément liés entre eux. C’est écrit dans le titre me direz-vous. Un premier pas sur grand écran pour la troupe qui, s’il est bien évidemment hilarant, patine un peu sur la durée.
Ce n’est pas faute d’avoir des morceaux savoureux faisant feu de tout bois, entre absurde, satire et gratuité, et tapant sur tout le monde. Ni d’avoir trouvé un liant par l’imbrication des saynètes les unes dans les autres, en poupée gigognes qui ne savent pas s’achever et choisissent une fuite méta à travers interruptions d’un officier britannique navré du spectacle, écran de télévision faisant basculer d’une réalité à une autre tout en donnant une vision de curiosité anthropologique à ce que l’on vient de voir.
D’ailleurs à quoi est-ce la faute si ce ne sont les éléments susmentionnés? Eh bien sans doute à la nécessité pour un format long de s'accommoder d’un semblant de structure narrative (ce qui sera le cas sur les trois films suivants) afin que le spectateur ne décroche pas dès lors qu’une séquence le botte moins. Il est aussi probable que revoir celui-ci dans la même journée que Life of Brian et The Meaning of Life m’ait eu à l’usure. Je penche pour un mélange des deux.
Nonobstant cette fatigue, on ne va pas cracher dans la soupe, cette première folie au cinéma reste extrêmement divertissante, intelligente et drôle. Juste un cran en deçà du reste.