Ce film de science-fiction des studios Procidis regroupe les six derniers épisodes de la série télévisée Il était une fois… l’espace d’Albert Barillé, pour une diffusion au cinéma.
Le contexte de Space-Opéra est attractif (à première vue). L’histoire se suffit à elle-même et il n’est pas nécessaire d’avoir visionné la série pour comprendre l’intrigue.
La production est affreusement conventionnelle et présente tous les défauts de la série. Le résultat ne ressemble en rien à une création cinématographique. Le format compilé nous plonge dans un schéma de film épisodique qui ruine le rythme et l’immersion. Le scénario est d’une banalité énervante. Les personnages manquent de personnalité. Les dialogues sont élémentaires. L’action est frustrante, car elle n’est pas mise en scène de manière énergique. Le film déplore une absence d’émotion et d’intensité dramatique.
L’animation est d’une fadeur surprenante. Les mouvements sont irréguliers, les dessins sont scolaires, les personnages ont des définitions visuelles différentes les uns des autres, tant et si bien qu’ils semblent chacun provenir d’une franchise et d’un continent différent. L’esthétique globale de l’œuvre manque d’atouts et surtout de charmes. Les décors sont vides.
Le doublage est raté. La musique ne se distingue jamais. Le spectacle est affreusement répétitif.
D’une pauvreté déstabilisante, ce film ne se distingue jamais de la série télévisée. On se demande quel était l’objectif du recyclage de ses épisodes télé pour le cinéma, puisqu’ils ne bénéficient pas d’un apport de précision et de soins techniques. En réalité, le spectacle se distingue surtout par l’ennui qu’il nous véhicule.
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