Ça commence comme un film féministe (en tenant compte de l’époque) puis ça part dans un segment qui ne l’est plus du tout.
La première partie est très bien construite : cette femme de CSP+ mère de famille qui s’emmerde et qu’on devine excitée à l’idée de croquer l’interdit. On sent ce côté besoin d’émancipation, dans cette atmosphère parisienne de l’époque. C’est ambigu, et c’est ce qui rend le métrage si captivant.
Puis vient la rencontre amoureuse, la tromperie. Et là, tout le discours féministe est foutu à la poubelle. Notre héroïne est une cruche incapable de sortir plus de 4 syllabes, elle consent au moindre fantasme de son amant dans son infâme maison de campagne, on dirait qu’elle n’est jamais à l’aise. Tout ça est terriblement niais, chiant, on a envie de secouer cette pauvre mère de famille.
Par ailleurs je ne sais pas si le film est censé être « excitant » mais aucun acteur ou actrice ne donne envie de baisser sa braguette.
On tient jusqu’à la fin, mais c’est suffisamment médiocre pour l’oublier au bout de quelques jours.