Premier film de Balaguero, avec tout les thèmes qui le caractériseront plus tard (enfant qui meurt, parent qui pleure, et le mal qui se balade dans un coin). Soit une femme qui perd sa petite fille, retrouvée horriblement mutilée, et qui déprime jusqu'à ce qu'elle soit recontactée par la fille en question. Et elle tente de la retrouver, avec l'aide d'un flic dubitatif, pour finir par mettre à jour une machination ésotérique.
Et c'est pas passionnant, tout le film repose sur son ambiance poisseuse et hyper sombre, qui rappelle fortement Tesis d'Alejandro Amenabar (pluie, ciel toujours couvert, lieux toujours déserts qui semblent abandonnés depuis des siècles qu'il s'agisse de l'appartement de l'héroïne ou d'un sanatorium abandonné) avec cette même peur des cassettes vidéos amateurs et des snuff movies, une séquence glaçante notamment où l'héroïne s'aperçoit en regardant une vhs granuleuse qu'elle a été filmée à son insu, mais dans l'ensemble ça reste un poil chiant. En une heure dix (là où je me suis endormi en fait, avant de reprendre le lendemain) il ne se passe quand même pas grand chose: Découverte du corps, ballade dans le sanatorium et découverte de la secte avec la bénédiction de monsieur le cardinal Chelou.
Et entre temps, des scènes de solitude, de tristesse et de deuil avec une jolie musique super envahissante, et un peu d'enquête avec le flic rationnel pour passer le temps. Ah oui, et aussi vingt secondes d'inserts bleutés quasi-subliminaux avec une sale gamine fantomatique accompagnée de son drone suraigu pour te faire sauter les tympans et te faire sursauter un bon coup.
Images sans aucun sens, et surtout assez détestables puisqu'on a plus peur de voir ce truc jaillir sans crier gare pour t'exploser les mirettes que de n'importe quelle inquiétante péripétie...
La mère éplorée est pas mal du tout, le flic est cool mais transparent, et pour le reste la secte (qui est sur le fond identique à celle de Martyrs avec l'équation Nazi + Douleur + Religion = ?) est ridicule, notamment le dirigeant avec son sourire crispé à faire du porte à porte. Et cette fin... remarque je comprends la réaction de la mère quant elle s'aperçoit que sa chère fille disparue depuis une dizaine d'années est juste devenue une gotho-pouf meurtrière, chercher le revolver, mais après...
Je vous conseille juste de garder la télécommande à portée de main pour couper au début du générique avant la musique, ça vous épargnera au moins les oreilles.