Je croyais, pourtant, mais Nom
Bien qu'avec ce film, Jaume Balaguero pose incontestablement les bases de la nouvelle vague fantastique espagnole de ces 15 dernières années (avec les films d'Amenabar et d'autres), il pêche par la surenchère d'une mélancolie rébarbative, et par un manque total d'obstacles dressés sur la route des protagonistes (à part dans son dernier quart d'heure), limitant totalement l'implication du spectateur.
Malgré une fin très efficace et une réalisation à l'esthétique irréprochable, le mal est fait.
Visuellement interessant, mais plaçant sa technique avant son récit, au lieu de la mettre au service de ce dernier, La Secte Sans Nom n'est pas le maitre étalon du genre espagnol. Il ouvre cependant une brèche dans laquelle s'engouffreront de nombreux films dans le pays, jusqu'à aujourd'hui, à l'instar du très réussi Les Yeux De Julia, sorti fin 2010.
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