Une chose est sûre, c'est toujours compliqué de faire un film qui traite de la Seconde Guerre mondiale. Déjà, parce que c'est un sujet porteur, donc on a eu maintes propositions dans tous les styles possibles (et, reconnaissons le, surtout les drames comme pour ce film-là) et, ensuite, parce que le risque de s’empêtrer dans un seul détail peut faire totalement chuter le film. Dans le cas de cette proposition, je dois dire avoir été assez surpris par la qualité du travail accompli et, en même temps, un peu triste que le seul point qui pèche un peu soit le scénario.
Alors, entendons-nous, quand je dis que le scénario pèche un peu, c'est clairement un bien grand mot. Disons plutôt qu'il y a trop de léger détail qui font sortir du film. Je parle bien de détails comme le fait qu'en près de trois ans, personne n'ai remarqué que la fenêtre d'un studio censé être vide s'ouvre et se ferme régulièrement, que les personnages ne maigrissent pas malgré les rationnements ou encore que les habitants du dessous n'aient réellement rien entendus.
En passant outre ces légers soucis, on se retrouve avec un film bien écrit, une tension très bien gérée et qui laisse le spectateur en haleine et un rythme tout à fait correct. Si j'ai trouvé le visuel assez simpliste, j'avoue avoir été assez bluffé par la qualité du travail sonore qui nous happe clairement dans l'histoire. Je passerai sur le message du film qui est très bien retranscrit et, évidemment, excellent, mais ce point-là était attendu.
Une belle surprise donc et un film qui m'a assez surpris tant par sa qualité scénaristique que technique. J'espère qu'il fera des bons résultats et restera dans les mémoires, au moins pour un moment et il est, pour ma part, l'un des premiers coups de cœur de l'année.