Ce 10 est attribué a l'ensemble du DVD "forum des images".
Le film, quelle qu'en soit la perception politique actuelle, est un précieux témoignage ethnologique.
D'une part de ce qu'était le milieux intellectuel de l'époque (1970).
Effectivement nous sommes en présence, derrière la caméra, d'enfants de grands bourgeois qui s'approprient la parole de miséreux et esthétisent dramatiquement leur représentation; notamment dans les frictions identitaires.
Toute fois, dans son ensemble, la mémorisation visuelle acte l'immense progrès civilisationnel. Le propos qui prétend une rébellion collective des gueux contre les grands ensembles et une pure idéalisation. Ceux qui vivaient dans des caisses de palettes recouvertes de tôle furent émerveillés d'obtenir un appartement avec électricité, eau chaude et baignoire. Dire l'inverse est une litote de bourgeois. La posture de révolutionnaire de luxe en attente de l'héritage qui, une fois acquis, l'obligera à abandonner la révolutitude afin d'être pris au sérieux par Monsieur le notaire et ses bons conseils permettant de faire fructifier ce capital garantissant l'avenir de ses enfants; qui eux même sont déja révolutionnaires en carton.
Ce qui me semble le plus précieux dans ce DVD est le documentaire de Jean Dewever "La crise du logement" sur les quartiers pourris de Paris et les conditions de "vie ordinaire" des locataires travailleurs; "Les misérables" c'était ça! rien de comparable aux branleurs Césarisés qui jouent misère parce qu'ils sont obligés de monter à 4 dans une BM d'occasion pour fumer des joints.