Tout est suggéré, jamais montré : c’est là que réside toute la force de "La Zone d’intérêt". On pourrait croire que l’on suit le quotidien d’une famille tout ce qu’il y a de plus banal. Jusqu’à ce que l’on entende, au-delà du mur, des sons loin d’êtres communs : des aboiements de chiens, des tirs, des cris, etc. Et que l’on se rende compte que la plupart des membres de la famille s’en accommode tout à fait... Les dialogues, pourtant ordinaires, traduisent d’ailleurs bien la cruauté et la déshumanisation qu’ont subies les victimes du nazisme.