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le 25 mai 2023
SuivreUn homme hait une femme
C’est une triste loi : un film qui vous montre une rencontre suivie de la construction d’un couple dans son premier quart d’heure a très peu de chance de vous raconter une belle histoire d’amour...
Drame effrayant sur l’emprise mentale et psychologique dans le couple, l’Amour et les Forêts dissèque les mécanisme pervers et insidieux qui conduisent aux violences conjugales.
S’éloignant du naturalisme qui généralement prévaut lorsque le cinéma français aborde de tels sujets, Valérie Donzelli déploie une mise en scène diverse qui, sans aller jusqu’à la fantaisie de ses films précédents, multiplie les effets discrets mais efficaces. La romance se transforme peu à peu en un thriller inquiet et dérangeant, que Virginie Efira habite à la perfection (encore oui). L’actrice belge incarne rarement des personnages fragiles, mais elle démontre ici qu’elle a peu de limite et qu’elle peu à peu près tout jouer. Elle retranscrit à la perfection la foule de sentiments qui traverse Blanche, du bonheur insouciant des débuts aux premiers doutes, et jusqu’à la peur primale qui la gagne progressivement. Face à elle, Melvil Poupaud est absolument terrifiant en prince charmant se muant en mari surprotecteur et abuseur narcissique. Leur confrontation, électrique, tétanisante, est l’ingrédient qui donne au film son intensité.
Utile et très abouti.
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Créée
le 5 juin 2023
Critique lue 48 fois
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le 25 mai 2023
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